Quelle alarme incendie est obligatoire dans un ERP de 5e catégorie ?
Dans un ERP de 5e catégorie, l'article PE 27 du règlement de sécurité impose une alarme de type 4 au minimum : un dispositif sonore, déclenché manuellement, audible dans tout l'établissement, sur lequel le personnel est formé. Les établissements avec locaux à sommeil relèvent d'exigences renforcées.
C'est la situation de la grande majorité des petits commerces, restaurants, cabinets et boutiques : un équipement simple, mais obligatoire et encadré. Beaucoup d'exploitants confondent encore alarme d'évacuation et détecteur de fumée, ou pensent qu'un établissement de petite taille en est dispensé. Ni l'un ni l'autre. Pour comprendre où s'inscrit cette obligation dans l'ensemble du dispositif, notre guide de l'éclairage de sécurité et des alarmes replace l'alarme de type 4 dans la famille des équipements de mise en sécurité. À Bordeaux, Mérignac et dans toute la Gironde, FJ FIRE installe et vérifie ces alarmes pour les exploitants d'ERP.
Qu'est-ce qu'une alarme de type 4 ?
Pour bien saisir l'obligation, il faut d'abord comprendre comment la réglementation classe les équipements d'alarme. Tous ne se valent pas, et le « type » détermine directement le niveau d'exigence applicable à votre établissement.
La norme NF S 61-936 classe les équipements d'alarme (EA) en quatre familles, par ordre de sécurité décroissant : type 1, type 2a, type 2b, type 3 et type 4. Le type 4 est le plus simple. Selon l'article MS 62 du règlement de sécurité, il peut être constitué de tout dispositif sonore autonome : une cloche, un sifflet, une trompe, ou le plus souvent un bloc autonome d'alarme sonore (BAAS) de type Sa associé à un interrupteur ou un déclencheur manuel. Contrairement aux types supérieurs, le type 4 ne comporte ni détection automatique d'incendie, ni temporisation, ni zones distinctes. Son rôle est unique et essentiel : permettre à une personne qui constate un feu de donner immédiatement, d'un geste, le signal d'évacuation à l'ensemble des occupants. C'est l'alarme d'évacuation dans sa forme la plus directe.

Les types d'équipement d'alarme : du plus complet au plus simple
| Type 1 | Type 2 (a/b) | Type 3 | Type 4 | |
|---|---|---|---|---|
| Détection automatique | Oui (SSI cat. A) | Non | Non | Non |
| Déclenchement | Auto + manuel | Manuel | Manuel | Manuel |
| Zones distinctes | Oui | Possible | Non | Non |
| Signal d'évacuation | Normalisé NF S 32-001 | Normalisé | Normalisé | Normalisé |
| ERP concernés | Locaux à sommeil, grands ERP | ERP catégories 1 à 4 | ERP catégories 1 à 4 | 5e catégorie, 4e cat. (minimum) |
Le type 4 est l'équipement minimum des petits ERP. Dès qu'il y a des locaux à sommeil ou un effectif important, un équipement plus complet (jusqu'au SSI de catégorie A) devient obligatoire.
Type 4 ou alarme plus complète : quel équipement pour quel ERP ?
Savoir ce qu'est une alarme de type 4 ne suffit pas : encore faut-il déterminer si elle est suffisante pour votre établissement. C'est ici que se jouent la conformité et, parfois, le coût de l'installation.
L'alarme de type 4 est obligatoire et suffisante dans la plupart des ERP de 5e catégorie sans locaux à sommeil : petits commerces, restaurants, salons de coiffure, cabinets médicaux, boutiques. L'article PE 27 du règlement de sécurité est explicite : l'alarme est exigée dans tous ces établissements, sans exception, même lorsqu'ils n'hébergent personne pour la nuit, et le personnel doit y être formé. En 4e catégorie, le type 4 constitue le niveau minimum imposé, l'effectif et le type d'activité pouvant relever le niveau requis vers un type 3, 2 ou 1. En revanche, dès qu'un établissement comporte des locaux à sommeil (hôtels de type O, structures d'hébergement de type J ou R, certains établissements de type U), la réglementation impose une aggravation majeure : un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A, avec détection automatique, bien au-delà d'un simple type 4. C'est cette présence ou non de locaux à sommeil qui change radicalement le niveau d'équipement, et donc le budget, d'où l'importance de vérifier le classement avant tout devis.
Mon ERP relève-t-il de l'alarme de type 4 ?
Si votre établissement dépasse ce cadre, l'équipement requis change de nature. Découvrez les exigences d'un cran au-dessus dans notre page dédiée à l'alarme incendie de type 3 en ERP, et faites le point sur l'ensemble de vos obligations avec notre guide des obligations incendie des TPE et PME en 2026.
Quelles normes encadrent le signal et le matériel ?
Trois normes encadrent l'alarme de type 4 : NF S 32-001 pour le signal sonore, NF C 48-150 pour le matériel BAAS, et NF S 61-936 pour la classification des équipements d'alarme. Une alarme de type 4 n'est donc pas n'importe quel avertisseur sonore : le signal qu'elle émet et le matériel qui le produit répondent à des exigences précises, et c'est sur ces points que la commission de sécurité peut relever une non-conformité.
Le signal d'évacuation est un son bitonal normalisé dont la puissance et les caractéristiques sont fixées par la norme NF S 32-001. Il doit être perceptible de tous les points du bâtiment pendant une durée minimale de cinq minutes, afin de laisser le temps à chacun d'évacuer. Le matériel diffuseur, lorsqu'il s'agit d'un bloc autonome d'alarme sonore, répond à la norme NF C 48-150 : le BAAS de type Sa intègre sa propre source d'énergie de secours, ce qui lui permet de fonctionner même en cas de coupure de courant. Enfin, la classification des équipements d'alarme elle-même relève de la NF S 61-936. Ces trois références ne sont pas des détails techniques : un avertisseur du commerce non conforme à NF S 32-001, ou un signal inaudible dans une réserve, constitue une non-conformité que la commission de sécurité relèvera.
Depuis la loi du 11 février 2005 sur l'égalité des droits et des chances, l'alarme d'évacuation d'un ERP doit être perceptible par tous les occupants, y compris les personnes sourdes ou malentendantes. Concrètement, cela impose un dispositif lumineux (flash) complétant le signal sonore dans les locaux où une personne peut se retrouver isolée, en particulier les sanitaires. C'est un point fréquemment oublié dans les petits ERP équipés d'un simple type 4, et systématiquement vérifié par la commission de sécurité.
Installer et entretenir une alarme de type 4 : les étapes
Au-delà du choix du matériel, une alarme de type 4 n'est conforme que si elle est correctement implantée, déclenchable et maintenue dans le temps. Voici le déroulé d'une mise en place sérieuse.
Étapes
Confirmer la catégorie ERP et l'absence de locaux à sommeil pour valider que le type 4 est bien le niveau requis, et non un équipement supérieur.
Sur le terrain, en Gironde, l'écueil le plus fréquent que nous relevons lors de nos vérifications n'est pas le déclencheur, mais l'audibilité du signal dans les réserves, arrière-boutiques et cuisines isolées acoustiquement : un seul diffuseur en façade ne couvre pas toujours toute la surface, et un point de diffusion supplémentaire doit alors être ajouté pour respecter l'exigence « perceptible de tous les points ». La maintenance n'est pas une option : l'INRS rappelle que les moyens de secours doivent rester opérationnels en permanence. Pour les entreprises non classées ERP, le Code du travail impose lui aussi un signal sonore d'alarme générale d'évacuation, audible de tout point des locaux. La traçabilité de ces contrôles passe par le registre de sécurité, document clé lors du passage de la commission.
Registre de sécurité incendie, FJ FIRE
Installation de l'alarme, essais de déclenchement, vérifications périodiques, formation du personnel : tout doit être consigné dans le registre de sécurité. Format A4 pré-rempli, conforme à la réglementation ERP/ERT, c'est le premier document que la commission de sécurité demande à consulter. Disponible dans notre boutique, avec l'accompagnement FJ FIRE pour sa tenue à jour.
Voir le registre de sécuritéEnfin, l'alarme s'inscrit dans un ensemble plus large d'obligations propres à la 5e catégorie. Depuis l'arrêté du 1er décembre 2025, l'affichage du plan d'intervention à l'entrée s'est généralisé : faites le point complet dans notre article sur le plan d'intervention en ERP de 5e catégorie. Et parce qu'un équipement n'est utile que si l'on sait s'en servir, notre formation incendie en entreprise prépare vos équipes au déclenchement de l'alarme et à l'évacuation.
Ce qu'il faut retenir sur l'alarme de type 4 en ERP
L'alarme de type 4 est l'équipement d'évacuation de référence des petits établissements recevant du public, à Bordeaux comme partout en Nouvelle-Aquitaine. Les points clés :
- L'alarme est obligatoire dans tous les ERP de 5e catégorie, même sans locaux à sommeil (article PE 27)
- Le type 4 est le minimum requis : un dispositif sonore autonome déclenché manuellement (article MS 62)
- Le BAAS de type Sa (norme NF C 48-150) est la solution la plus courante
- Le signal doit être conforme à NF S 32-001, audible de tout point, pendant au moins 5 minutes
- Dès qu'il y a des locaux à sommeil, l'exigence bascule vers un SSI de catégorie A
- L'alarme doit être consignée au registre de sécurité et vérifiée périodiquement
📞 06 20 55 94 26, Pour la fourniture, l'installation, la mise en conformité ou la vérification de votre alarme de type 4 en Gironde, contactez FJ FIRE. Découvrez notre service BAES & Alarme Type 4.
Contexte : supérette de quartier
Observation : Lors d'une visite de mise en conformité dans une supérette de Mérignac classée ERP de 5e catégorie, l'exploitant pensait être en règle avec un simple détecteur de fumée domestique posé près de la réserve. Aucun dispositif ne permettait de donner l'alarme générale d'évacuation : le signal du détecteur n'était audible que dans l'arrière-boutique, pas dans la surface de vente où se trouvaient les clients.
Ce qu'il faut retenir : Un détecteur de fumée n'est pas une alarme d'évacuation. Un ERP de 5e catégorie doit pouvoir diffuser un signal sonore d'évacuation perceptible de tous les points de l'établissement : c'est précisément le rôle d'un équipement d'alarme de type 4, et c'est ce que vérifie la commission de sécurité.
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Questions fréquentes
Oui. L'article PE 27 du règlement de sécurité incendie impose une alarme dans tous les établissements recevant du public de 5e catégorie, y compris ceux sans locaux à sommeil. L'équipement d'alarme de type 4 constitue le minimum exigé : il doit diffuser une alerte sonore perceptible dans tout l'établissement, et le personnel doit être formé à le déclencher. Seuls les établissements comportant des locaux à sommeil échappent à ce minimum, car ils relèvent d'exigences renforcées (SSI de catégorie A).
Un détecteur de fumée déclenche un signal local lorsqu'il détecte des fumées : c'est un dispositif de détection. Une alarme de type 4 est un équipement d'évacuation : sur déclenchement manuel, elle diffuse un signal sonore normalisé destiné à faire évacuer toutes les personnes présentes. Dans un ERP de 5e catégorie, c'est l'alarme d'évacuation qui est exigée, pas un simple détecteur domestique. Les deux dispositifs ont des fonctions distinctes et ne se remplacent pas l'un l'autre.
Selon l'article MS 62 du règlement de sécurité, un équipement d'alarme de type 4 peut être constitué de tout dispositif sonore autonome : cloche, sifflet, trompe, ou bloc autonome d'alarme sonore (BAAS) de type Sa associé à un interrupteur ou un déclencheur manuel. Le BAAS de type Sa, conforme à la norme NF C 48-150, est la solution la plus courante en pratique car elle est fiable, alimentée par batterie de secours et facile à déclencher depuis un point d'accès.
Le signal d'évacuation est un son bitonal normalisé dont les caractéristiques sont fixées par la norme NF S 32-001. Il doit être perceptible de tous les points du bâtiment pendant une durée minimale de cinq minutes. Le matériel diffuseur, lorsqu'il s'agit d'un bloc autonome d'alarme sonore, répond à la norme NF C 48-150. La classification des équipements d'alarme (types 1 à 4) relève quant à elle de la norme NF S 61-936.
Oui. Comme tous les moyens de secours d'un ERP, l'équipement d'alarme doit être maintenu en bon état de fonctionnement et faire l'objet de vérifications périodiques consignées dans le registre de sécurité. Pour une alarme de type 4, cela comprend l'essai du déclenchement, le contrôle de l'audibilité du signal en tout point et la vérification de l'état des batteries des BAAS. Un dispositif non testé qui reste muet le jour d'un sinistre engage la responsabilité de l'exploitant.


