Incendie à Pessac, quartier Saige : 5 blessés dont 3 enfants
Le jeudi 11 juin 2026 à 6h30 du matin, un incendie s'est déclaré rue des Résédas dans le quartier Saige de Pessac, commune de la Gironde jouxtant Bordeaux au sud-ouest. L'appartement concerné, situé au deuxième étage d'un immeuble de trois étages, a été entièrement détruit. La surface habitable — 60 m² — a été ravagée par les flammes. Dix autres logements du même bâtiment ont subi des dommages importants causés par les fumées et par l'eau d'extinction. Vingt personnes ont été évacuées dans l'urgence au petit matin. Trois enfants et deux adultes ont été pris en charge par les secours et transportés au centre hospitalier Pellegrin à Bordeaux. Quinze résidents se sont retrouvés sans abri dans l'attente des résultats du diagnostic de solidité du bâtiment demandé en urgence par le bailleur. La mairie de Pessac a organisé leur hébergement temporaire. La cause exacte de l'incendie n'avait pas encore été communiquée par les services de secours au moment de la publication de cet article.
L'analyse de notre expert incendie
Un incendie dans un immeuble résidentiel collectif suit toujours le même schéma destructeur : la fumée se propage dans les couloirs et les cages d'escalier bien avant que les flammes n'atteignent les autres logements. C'est la fumée, et non le feu lui-même, qui blesse et tue dans la quasi-totalité des incendies d'habitation. Les cinq personnes hospitalisées à Pessac en sont le témoignage direct. À 6h30 du matin, les occupants dorment encore. Sans détecteur de fumée, ils n'ont aucune chance d'être alertés à temps pour emprunter les voies d'évacuation avant que celles-ci ne soient envahies par les gaz de combustion. Ce type d'immeuble de trois étages, construit avant les normes modernes, présente des lacunes structurelles récurrentes : étanchéité insuffisante des passages de gaines, portes coupe-feu absentes ou défaillantes entre paliers et locaux techniques, systèmes de désenfumage inexistants. Dans un bâtiment de cette nature, un détecteur de fumée en état de marche dans chaque logement représente la première ligne de défense — souvent la seule.
Sources : Service-Public — Détecteur de fumée dans le logement — Service-Public — Sécurité incendie en immeuble collectif

Vos obligations : ce que la loi impose dans votre logement et votre immeuble
La réglementation française est claire depuis plus de dix ans, mais ses détails restent souvent mal connus des locataires comme des propriétaires. La loi n° 2010-238 du 9 mars 2010, codifiée aux articles L142-1 à L142-4 et R142-1 à R142-5 du Code de la construction et de l'habitation, impose l'installation d'au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) dans chaque logement en France, depuis le 8 mars 2015. La règle vaut pour toutes les résidences sans exception : maison individuelle, appartement en copropriété, logement social ou location meublée. Le dispositif doit être conforme à la norme NF EN 14604 et porter le marquage CE. Le non-respect de cette obligation ne fait pas l'objet d'une amende directe, mais l'absence de DAAF peut être retenue par l'assureur pour réduire l'indemnisation en cas de sinistre. Voici comment les responsabilités se répartissent :
Dans chaque logement — le DAAF obligatoire :
Les obligations se répartissent ainsi :
- Propriétaire bailleur : installation du DAAF, fourniture d'une notice d'utilisation
- Locataire : entretien courant, test mensuel du bouton-test, remplacement de la pile
- Propriétaire occupant : installation ET entretien à sa charge
- Location meublée ou saisonnière : l'intégralité des obligations (installation, entretien, remplacement) incombe au propriétaire
Dans les parties communes de l'immeuble — obligations du syndic ou du bailleur :
L'arrêté du 31 janvier 1986 fixe les règles applicables aux immeubles d'habitation collective de moins de 50 mètres. Les obligations comprennent :
- Consignes d'évacuation affichées dans toutes les parties communes
- Portes coupe-feu isolant les locaux poubelles et les sous-sols des escaliers
- Parois séparatives résistantes au feu entre logements
- Vérification annuelle obligatoire des systèmes de désenfumage, colonnes sèches, portes coupe-feu et ferme-portes
Un point souvent ignoré : il est interdit d'installer un DAAF dans les parties communes. Un détecteur dans un couloir inciterait les occupants à sortir de leur logement et à s'exposer directement aux fumées. La protection passe par l'équipement individuel de chaque logement.
Sources : Service-Public — Sécurité incendie en immeuble collectif (arrêté 31 janvier 1986)
Le retour d'expérience de Fabien AREL
En avril 2026, j'ai réalisé un audit de sécurité incendie dans un immeuble résidentiel de 12 logements à Mérignac, à la demande d'un gestionnaire locatif. L'immeuble datait des années 1970 et n'avait jamais fait l'objet d'un bilan complet depuis sa construction. Sur les 12 appartements audités, aucun n'était équipé d'un DAAF en état de fonctionnement. Trois détecteurs présentaient une pile déchargée — le voyant clignotait mais le signal sonore ne répondait plus. Deux autres avaient été retirés par les occupants qui les jugeaient « trop sensibles » à la vapeur de cuisson. Sept logements n'en avaient jamais eu.
Ce qui m'a frappé le plus, c'est la bonne volonté des occupants : ils voulaient bien se protéger, mais personne ne leur avait expliqué comment entretenir ces équipements. Certains ignoraient qu'un simple test mensuel du bouton suffisait, ou que la pile devait être changée chaque année sans attendre le signal de défaillance. Depuis cet audit, le gestionnaire a mis en place une procédure de vérification annuelle avec remise d'une fiche d'entretien à chaque locataire lors de l'état des lieux. Un réflexe simple, qui change tout en cas de départ de feu nocturne — comme celui de Pessac.

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Un DAAF en état de marche alerte — mais ne protège pas des flammes. Pour les premières secondes d'un départ de feu, disposer d'un extincteur adapté à son logement peut faire la différence entre un sinistre maîtrisé et une catastrophe. FJ FIRE accompagne les particuliers et les gestionnaires d'immeubles en Gironde sur deux axes complémentaires :
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- Un incendie à Pessac le 11 juin 2026 a blessé 5 personnes dont 3 enfants et forcé l'évacuation de 20 résidents d'un immeuble du quartier Saige.
- Chaque logement est légalement tenu d'être équipé d'un DAAF fonctionnel depuis 2015 — installation à la charge du propriétaire, entretien à la charge du locataire.
- Un extincteur ABF 2L dans la cuisine complète cette protection en permettant d'agir dès les premières secondes avant l'arrivée des secours.
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Questions fréquentes
Oui. Depuis le 8 mars 2015, la loi n° 2010-238 impose l'installation d'au moins un DAAF normalisé (norme NF EN 14604, marquage CE) dans chaque logement, qu'il s'agisse d'une maison individuelle ou d'un appartement en immeuble collectif. L'installation incombe au propriétaire, l'entretien et le remplacement de la pile au locataire.
Dans les immeubles jusqu'à 50 mètres de hauteur, les parties communes doivent comporter : des consignes d'évacuation affichées, des portes coupe-feu isolant les locaux poubelles et les sous-sols, des parois séparatives résistantes au feu entre logements, et des vérifications annuelles des systèmes de désenfumage, colonnes sèches et ferme-portes. Au-delà de 50 mètres (IGH), des extincteurs dans les cages d'escalier et parkings sont également obligatoires. Ces obligations sont fixées par l'arrêté du 31 janvier 1986.
Non, aucun texte n'impose d'extincteur dans un logement individuel ou un appartement en France. Cependant, disposer d'un extincteur (comme l'ABF 2L, adapté aux feux de cuisine et de solides) permet d'intervenir dès les premières secondes avant l'arrivée des secours. C'est une précaution fortement recommandée par les professionnels de la sécurité incendie, notamment pour les cuisines équipées de plaques à induction ou les logements isolés.


