L'incendie d'Agen : ce qui s'est passé
Le 29 juillet 2026, en début d'après-midi, un violent incendie éclate dans un immeuble d'habitation rue Garonne, au centre-ville d'Agen (Lot-et-Garonne). Quatre-vingt-dix sapeurs-pompiers, dont des renforts du département voisin du Gers, sont mobilisés pour circonscrire le feu.
Le bilan est lourd. Une partie du bâtiment s'effondre sous l'effet des flammes. Cinquante personnes, résidentes de l'immeuble touché et des habitations adjacentes, doivent évacuer d'urgence. Un sapeur-pompier est blessé au poignet et pris en charge par le SMUR. Le plan communal de sauvegarde est activé, une salle municipale ouverte pour accueillir les sinistrés et la protection civile mobilisée.
Le feu est finalement circonscrit à 16h45. La cause du sinistre n'avait pas été communiquée par la préfecture au moment de la publication du communiqué de presse. Une enquête est en cours.
Source : Préfecture du Lot-et-Garonne : Incendie d'un immeuble d'habitation au centre-ville d'Agen
L'analyse de notre expert incendie
Un effondrement partiel qui révèle les limites du bâti ancien
L'effondrement partiel d'un immeuble lors d'un incendie n'est pas rare dans les centres-villes construits avant les réglementations modernes. Les immeubles élevés avant l'arrêté du 31 janvier 1986 ne bénéficient pas des mêmes protections structurelles : la résistance au feu des planchers, des murs de refend et des escaliers n'était pas systématiquement exigée.
Quand un plancher cède sous l'effet de la chaleur, le feu se propage verticalement en quelques minutes. Ce type de sinistre souligne l'importance d'un désenfumage fonctionnel de la cage d'escalier. Quand les fumées envahissent l'unique voie d'évacuation, les résidents des étages supérieurs se retrouvent bloqués, et l'intervention des pompiers devient dangereuse, comme en témoigne la blessure d'un sapeur-pompier à Agen.
Le cadre réglementaire des immeubles collectifs d'habitation
La sécurité incendie des immeubles d'habitation collectifs repose sur deux piliers réglementaires distincts. Le premier est l'arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation, qui fixe les obligations pour les parties communes : extinction, désenfumage, compartimentage. Le second est la loi n° 2010-238 du 9 mars 2010, qui rend obligatoire l'installation d'un DAAF (détecteur autonome avertisseur de fumée) dans chaque logement, qu'il soit occupé par son propriétaire ou loué.
Ces deux textes se complètent. L'arrêté de 1986 protège les parties communes, et la loi de 2010 protège chaque unité d'habitation. En cas d'incendie, c'est la combinaison des deux dispositifs qui permet une alerte précoce et une évacuation en sécurité. Pourtant, lors d'un audit de copropriété, Fabien AREL, PRV1 Préventionniste et ancien pompier de la BSPP, constate régulièrement des manquements sur les deux fronts.
La responsabilité partagée entre syndic et copropriétaires
La frontière entre les responsabilités du syndic et celles des copropriétaires est souvent mal comprise. Le syndic, en tant que représentant du syndicat de copropriété, est responsable de l'entretien et de la vérification des équipements de sécurité incendie dans les parties communes : extincteurs, colonnes sèches, blocs de sécurité (BAES), désenfumage. En revanche, chaque copropriétaire ou locataire est responsable du DAAF installé dans son propre logement.
Cette répartition est claire sur le papier, mais elle génère des zones d'ombre en pratique. Certains syndics délèguent à tort l'entretien des extincteurs des parties communes aux résidents, ou oublient de les faire vérifier annuellement. Ce glissement de responsabilité peut avoir des conséquences judiciaires graves. En cas de sinistre, si la non-conformité des équipements est établie, le syndic peut voir sa responsabilité civile et pénale engagée vis-à-vis des victimes.
Sources : Arrêté du 31 janvier 1986, Légifrance et Loi n° 2010-238 du 9 mars 2010, Légifrance


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Voir l'extincteurVos obligations : sécurité incendie dans les immeubles collectifs
Les immeubles d'habitation collectifs sont soumis à des obligations de sécurité incendie distinctes de celles des ERP, mais tout aussi contraignantes. Les points clés sont :
- Extincteurs dans les parties communes : au moins un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres par niveau, positionné en tête d'escalier. Vérification annuelle obligatoire par un technicien habilité. L'absence ou le retard de vérification engage la responsabilité du syndic.
- DAAF dans chaque logement : installation à la charge du propriétaire, entretien courant à la charge de l'occupant, modèle conforme à la norme NF EN 14604.
- Désenfumage de la cage d'escalier : obligatoire à partir de la 3e famille d'habitation. Le dispositif doit être vérifié et maintenu en état de fonctionnement par le syndic.
- Registre de sécurité : le syndic doit tenir à jour un registre recensant toutes les vérifications et interventions relatives à la sécurité incendie des parties communes.
Sources : Arrêté du 31 janvier 1986, Légifrance et Loi n° 2010-238 du 9 mars 2010, Légifrance
Le retour d'expérience de Fabien AREL
En mars 2026, j'interviens pour un audit de conformité incendie dans un immeuble de huit logements à Libourne (Gironde). Le syndic pense que tout est en règle : il n'a reçu aucune réclamation des résidents et l'immeuble n'a fait l'objet d'aucune inspection depuis plusieurs années. Il me reçoit confiant.
À mon arrivée, je découvre deux extincteurs dans la cage d'escalier commune. Le premier affiche une étiquette de vérification datée de 2021, soit cinq ans de retard sur l'obligation annuelle. Le second n'a aucune étiquette visible.
Les deux appareils présentent une aiguille dans le vert, mais la vérification interne (contrôle de la charge en agent extincteur et de l'intégrité du mécanisme de déclenchement) n'avait pas été réalisée. Le registre de sécurité est un classeur vide, sans la moindre entrée depuis la construction de l'immeuble.
Le syndic est surpris. Il croyait que les extincteurs « se vérifiaient tout seuls » tant que l'aiguille est dans le vert. Je lui explique que la pression visible n'est que l'un des critères, et qu'un appareil peut être sous-chargé en agent extincteur tout en affichant une pression correcte. Après la mise en conformité, le syndic m'a rappelé : un copropriétaire avait demandé à voir le registre de sécurité lors de l'assemblée générale. La démarche d'audit était arrivée au bon moment.

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- Installation et maintenance d'extincteurs : positionnement réglementaire, vérification annuelle par technicien habilité, épreuve décennale, étiquetage conforme.
- Audit de conformité incendie : inspection complète des parties communes, rapport écrit détaillé, liste des non-conformités et recommandations priorisées.
- Plans d'évacuation : affichage obligatoire dans les halls et paliers, conforme à la norme NF X 08-070.
Pour un devis gratuit, contactez Fabien AREL, PRV1 Préventionniste et ancien pompier de la BSPP : 06.20.55.94.26
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Voir la boutique particuliersÀ retenir
-> Un immeuble collectif n'est pas un ERP, mais ses parties communes sont soumises à des obligations strictes : extincteurs vérifiés annuellement, désenfumage fonctionnel et registre de sécurité tenu à jour par le syndic. -> Le DAAF est obligatoire dans chaque logement depuis mars 2015. Son absence ou sa défaillance peut engager la responsabilité civile du propriétaire en cas de sinistre. -> Pour vérifier la conformité incendie des parties communes de votre immeuble, Fabien AREL (PRV1, ancien pompier BSPP) propose un audit complet en Gironde et Nouvelle-Aquitaine.
Contexte : immeuble de 8 logements en copropriete
Observation : Je retrouve regulierement dans les coproprietes des extincteurs hors delai de verification annuelle dans les parties communes, parfois depuis 2 ou 3 ans. Le registre de securite est souvent absent ou non tenu a jour par le syndic.
Ce qu'il faut retenir : La pression dans le vert d'un extincteur ne remplace pas la verification annuelle obligatoire. Ce cas n'est pas isole : c'est l'une des non-conformites les plus frequentes lors des audits d'immeubles collectifs en Gironde et Nouvelle-Aquitaine.
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Questions fréquentes
Oui. L'arrete du 31 janvier 1986 impose la presence d'extincteurs dans les parties communes des immeubles collectifs, au moins un par niveau. Ces extincteurs doivent etre verifies annuellement par un technicien habilite. C'est le syndic de copropriete qui est responsable de cette obligation, pas les coproprietaires individuels.
Le syndic de copropriete est responsable de l'installation et de la verification annuelle des extincteurs dans les parties communes (cages d'escalier, halls, parkings). Les extincteurs dans les logements privatifs relevent de la responsabilite des occupants. En cas de manquement, la responsabilite civile du syndic peut etre engagee en cas de sinistre.
Oui. La loi n 2010-238 du 9 mars 2010 rend obligatoire l'installation d'un DAAF dans chaque logement depuis le 8 mars 2015. Dans un logement loue, l'installation initiale est a la charge du proprietaire. L'entretien courant (pile, test regulier) est a la charge du locataire pendant la location.


