Montendre : un feu de toiture ravage deux appartements du centre-ville
Le samedi 10 octobre 2026, peu avant 8 heures, les sapeurs-pompiers de Charente-Maritime sont appelés pour un incendie dans un bâtiment d'environ 600 m², situé entre la Grande Rue et la rue de l'Hôtel de Ville, au cœur du centre-ville de Montendre. Le feu démarre au deuxième étage puis gagne les combles, un volume sous toiture qui propage rapidement les flammes vers le troisième niveau.
La toiture s'effondre partiellement sur le dernier étage pendant l'intervention. Deux appartements et quatre combles sont ravagés par le sinistre. Le feu atteint également un bâtiment voisin, qui doit à son tour être évacué par précaution, alors que les flammes n'y ont pas directement progressé.
Environ quinze personnes sont évacuées et accueillies dans une salle mise à disposition par la mairie, sans être incommodées par les fumées. Jusqu'à 58 sapeurs-pompiers, une dizaine d'engins et trois lances à eau sont mobilisés sous la direction du commandant Patrick Lys, du SDIS 17. Le feu est maîtrisé en milieu de journée, mais des foyers résiduels subsistent encore dans la charpente. Aucun habitant n'est blessé ; un pompier est pris d'un coup de chaud. Le courant est coupé dans le quartier et la circulation interrompue le temps de l'intervention.
Source : France 3 Nouvelle-Aquitaine : incendie d'habitation à Montendre
L'analyse de notre expert incendie
Pourquoi un feu de combles provoque-t-il un effondrement de toiture ?
Une charpente traditionnelle, qu'elle soit en bois ou renforcée de poutres anciennes, perd sa résistance mécanique très vite une fois que le feu l'attaque directement. À Montendre, c'est exactement ce mécanisme qui a conduit à l'effondrement partiel de la toiture sur le troisième niveau, quelques dizaines de minutes après le passage du feu dans les combles.
C'est un scénario que je retrouve régulièrement en intervention : un départ de feu aux étages inférieurs, souvent d'origine électrique, gagne un comble aménagé ou isolé où rien n'arrête sa progression avant la charpente elle-même. Une fois la couverture fragilisée, le risque de chute de matériaux impose aux pompiers d'évacuer par anticipation tout bâtiment mitoyen, même si les flammes n'y ont pas encore progressé, comme à Montendre.
Pourquoi évacuer un immeuble voisin qui n'est pas en feu ?
L'évacuation du bâtiment voisin de Montendre illustre une règle constante des interventions sur feu de toiture en centre-ville ancien : la mitoyenneté des murs et des charpentes transforme un sinistre localisé en risque collectif. La chaleur et les braises peuvent franchir un mur mitoyen ou une charpente commune bien avant que les flammes ne soient visibles de l'autre côté.
Cette précaution, qui semble disproportionnée vue de l'extérieur, protège en réalité les occupants d'un effondrement différé ou d'une propagation silencieuse par les combles partagés, invisible depuis les logements eux-mêmes.
Que retenir pour les copropriétés de centre-bourg ?
Un immeuble ancien de centre-ville cumule souvent deux fragilités : une charpente jamais inspectée depuis sa construction et un câblage électrique vieillissant qui transite par les combles. Aucune de ces deux fragilités n'est visible au quotidien, ni pour les occupants ni pour le syndic.
La prévention passe donc par une vérification périodique de ces volumes cachés, en complément des détecteurs de fumée et des extincteurs installés dans les parties visibles du bâtiment.
Sources : Légifrance : article L129-8 du CCH et INRS : prévention du risque électrique

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Un départ de feu se traite dans les premières minutes, avant qu'il ne gagne les combles. L'extincteur ABF 2L couvre les feux de solides et de graisses de cuisson (classes A et F sur le modèle actuellement en stock). Certifié NF, compact, sans fluor.
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Vos obligations : détecteur, extincteur et parties communes
Tout logement, dans un immeuble ancien comme dans une construction récente, doit disposer d'au moins un détecteur autonome avertisseur de fumée conforme à la norme NF EN 14604. L'installation incombe au propriétaire, y compris en location, et l'entretien courant à l'occupant : test régulier, remplacement de la pile, changement de l'appareil après une dizaine d'années.
Dans une copropriété de centre-bourg, la sécurité incendie ne s'arrête pas à la porte de chaque logement. Les parties communes et les volumes partagés, combles et charpente en tête, relèvent d'une responsabilité collective que beaucoup de syndics découvrent seulement après un sinistre.
- Détecteur (DAAF) : un appareil au minimum par logement, conforme NF EN 14604, installé par le propriétaire et entretenu par l'occupant.
- Charpente et combles : vérification périodique de l'état du bois et du câblage électrique qui y transite, en particulier dans les immeubles anciens.
- Extincteurs des parties communes : quand ils existent, vérification annuelle obligatoire par un technicien qualifié, avec rapport écrit remis au syndic.
- Issues et circulations : maintien en bon état des cages d'escalier pour permettre une évacuation rapide en cas de sinistre.
Sources : Légifrance : article L129-8 du CCH
Le retour d'expérience de Fabien AREL
Au printemps 2026, j'interviens dans une petite copropriété du centre-bourg de Jonzac, en Charente-Maritime, à la demande d'un syndic qui souhaitait un état des lieux avant des travaux de toiture.
En accédant aux combles par une trappe rarement ouverte, je découvre une partie de la charpente rongée par l'humidité et un ancien câblage électrique abandonné, toujours raccordé au tableau général de l'immeuble.
Le syndic pensait que seule l'étanchéité de la toiture justifiait les travaux prévus. Je lui ai expliqué que le risque électrique logé dans ce même volume méritait une mise hors tension immédiate, avant même le début du chantier.
Le syndic a fait intervenir un électricien en urgence la semaine suivante, puis a intégré cette vérification au cahier des charges des travaux de toiture.
L'équipement et le service qui protègent votre immeuble
FJ FIRE accompagne particuliers, copropriétaires et syndics dans la mise en conformité incendie des logements comme des parties communes en Charente-Maritime et dans toute la Nouvelle-Aquitaine.
- Extincteur pour particuliers : extincteurs certifiés NF adaptés au logement, dont l'ABF 2L pour la pièce de vie et la cuisine.
- Audit conformité incendie : contrôle complet du logement ou de l'immeuble (détecteurs, installations, combles, issues), avec rapport écrit remis au propriétaire ou au syndic.
- Installation et maintenance extincteur : pour les commerces et locaux professionnels situés en rez-de-chaussée d'immeuble.
Pour un devis gratuit, contactez Fabien AREL au 06.20.55.94.26.
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Voir la boutique particuliersÀ retenir
- Le 10 octobre 2026, un incendie de toiture a détruit deux appartements et quatre combles à Montendre : 15 personnes évacuées, un immeuble voisin mis à l'abri, 58 pompiers mobilisés, aucun blessé parmi les habitants.
- Un feu de combles fragilise rapidement la charpente et justifie l'évacuation préventive des bâtiments mitoyens, même sans flamme visible de leur côté.
- Détecteurs conformes NF EN 14604 dans chaque logement, extincteur accessible et vérification périodique de la charpente et du câblage des combles protègent un immeuble ancien de centre-bourg.
Contexte : immeuble ancien en copropriété, centre-bourg
Observation : Dans les petites copropriétés de centre-bourg que j'audite en Charente-Maritime, je retrouve régulièrement des combles aménagés ou isolés sans aucune vérification de la charpente ni du câblage qui y passe, alors que ce sont ces volumes sous toiture qui propagent le plus vite un incendie une fois la couverture atteinte.
Ce qu'il faut retenir : Un immeuble ancien à toiture traditionnelle se protège autant par la détection précoce dans les logements que par une vérification périodique de la charpente et des installations électriques des combles, trop souvent oubliées des copropriétés.
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Questions fréquentes
Une charpente traditionnelle en bois, une fois atteinte par les flammes, perd sa résistance mécanique en quelques dizaines de minutes. La toiture s'affaisse alors sur l'étage inférieur, comme à Montendre où le troisième niveau a cédé sous le poids de la couverture effondrée. C'est pourquoi les pompiers évacuent par précaution les bâtiments mitoyens dès qu'un feu de comble se déclare.
Oui. Depuis le 8 mars 2015, chaque logement, qu'il soit dans un immeuble ancien ou une construction récente, doit disposer d'au moins un détecteur autonome avertisseur de fumée conforme à la norme NF EN 14604 (article L129-8 du Code de la construction et de l'habitation). L'installation revient au propriétaire, l'entretien courant à l'occupant.
Le syndic de copropriété est responsable de l'entretien des parties communes, y compris des combles et de la charpente. Il doit inscrire une vérification périodique de ces zones à l'ordre du jour de l'assemblée générale, en particulier lorsque le câblage électrique y transite ou que ces volumes ont été aménagés.


