En bref : en entreprise, la sécurité incendie repose sur cinq piliers imposés par le Code du travail : des extincteurs en nombre suffisant (1 pour 200 m² et 1 par niveau), un système d'alarme et un éclairage de sécurité (BAES), la formation du personnel, des exercices d'évacuation tous les 6 mois, et un registre de sécurité tenu à jour. Ces obligations s'appliquent à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. En Gironde, FJ FIRE réalise l'audit, l'installation et la maintenance de l'ensemble.
Quelles sont les obligations de sécurité incendie en entreprise ?
La sécurité incendie en entreprise désigne l'ensemble des mesures qu'un employeur doit mettre en place pour protéger ses salariés d'un départ de feu : équiper les locaux d'extincteurs et d'une alarme, former le personnel, organiser l'évacuation et tenir un registre. Ces obligations découlent directement du Code du travail.
Elles s'articulent autour de deux grands blocs réglementaires. D'une part, le Code du travail (articles R4227-28 et suivants) fixe les règles applicables à tout lieu de travail dès qu'un salarié y est présent. D'autre part, si votre entreprise accueille du public (commerce, restaurant, cabinet, salle de sport), le règlement de sécurité des ERP s'ajoute avec des exigences renforcées. Notre guide des obligations incendie pour les TPE et PME détaille cette distinction.
En pratique, la plupart des dirigeants sous-estiment l'étendue de ces obligations. Avoir un extincteur au mur ne suffit pas : c'est la combinaison d'équipements conformes, de personnel formé et de documents à jour qui protège réellement l'entreprise, ses salariés et la responsabilité du dirigeant. Pour une vue d'ensemble de ces prestations, consultez nos services de sécurité incendie.

Extincteurs en entreprise : combien et lesquels ?
C'est l'obligation la plus connue, et pourtant la plus mal appliquée sur le terrain. L'article R4227-29 du Code du travail est clair sur le minimum requis.
Le Code du travail impose au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² de plancher, avec un minimum d'un appareil par niveau. Dans les locaux présentant un risque particulier (armoires électriques, stockage de produits inflammables, zones de cuisson), le nombre et le type d'extincteurs doivent être adaptés au risque : un extincteur CO2 près des tableaux électriques, un extincteur à poudre ABC dans un atelier, un dispositif classe F en cuisine professionnelle. Ce socle minimal est souvent insuffisant dès qu'il existe des risques spécifiques. Un audit préalable permet d'établir le bon dimensionnement, appareil par appareil, plutôt que d'appliquer aveuglément le ratio de surface. La référence complète figure sur Légifrance.
Adapter le type d'extincteur au risque
Chaque classe de feu appelle un agent extincteur précis. Un mauvais choix peut aggraver le sinistre, par exemple de l'eau projetée sur un feu électrique ou un feu d'huile.
Quel extincteur pour quel risque en entreprise ?
| Eau pulvérisée + additif | Poudre ABC | CO2 | |
|---|---|---|---|
| Classes de feux | A, B (et F avec additif) | A, B, C | B, feux électriques |
| Usage type | Bureaux, commerces, accueil | Ateliers, entrepôts, parkings | Locaux techniques, serveurs |
| Dégâts collatéraux | Faibles | Élevés (poudre corrosive) | Aucun résidu |
| Emplacement conseillé | Circulations, zones publiques | Zones à risque mixte | Près des tableaux électriques |
| Vérification | Annuelle | Annuelle | Annuelle + pesée |
En pratique, une entreprise combine plusieurs types : eau pulvérisée dans les circulations, CO2 près de l'électricité, poudre ABC dans les zones à risque. FJ FIRE établit ce plan d'équipement lors de l'audit.
Le bon dimensionnement ne fait pas tout : l'emplacement compte autant que le nombre. Chaque extincteur doit être visible, signalé et accessible sans obstacle, positionné sur les cheminements d'évacuation et à proximité des issues. La poignée de portage ne doit pas dépasser 1,20 m du sol et un dégagement d'un mètre autour de l'appareil doit rester libre en permanence. Un extincteur caché derrière un rayonnage ou une palette perd toute utilité dans les premières secondes d'un départ de feu, précisément le moment où il est le plus efficace.
Au-delà de l'installation, chaque extincteur doit rester opérationnel. Notre service d'installation et maintenance d'extincteurs en entreprise couvre la fourniture, la pose à hauteur réglementaire (poignée à 1,20 m maximum du sol), la signalétique et la vérification annuelle.
Quels équipements d'alarme et d'éclairage de sécurité sont obligatoires ?
Détecter un départ de feu et guider l'évacuation : c'est le rôle du système d'alarme et de l'éclairage de sécurité. Ces équipements sont obligatoires dans la quasi-totalité des entreprises, comme le rappelle le portail Service-Public dédié à la sécurité incendie des lieux de travail.
Le système d'alarme doit permettre de donner l'ordre d'évacuation à l'ensemble des occupants. Dans les petits établissements, une alarme de type 4 (déclencheur manuel + diffuseur sonore autonome) constitue le minimum ; les établissements plus importants ou recevant du public relèvent d'un Système de Sécurité Incendie plus complet. L'éclairage de sécurité (BAES, Blocs Autonomes d'Éclairage de Sécurité) prend le relais en cas de coupure de courant : il balise les cheminements et les issues pendant au moins une heure, afin que personne ne se retrouve dans le noir au moment d'évacuer. Enfin, une signalétique normalisée (panneaux d'issue de secours, localisation des extincteurs, plan d'évacuation) doit rester visible en permanence. Le détail de ces équipements figure sur notre page dédiée aux BAES et alarme de type 4.
Checklist : vos équipements d'alarme et d'évacuation sont-ils en place ?
Former le personnel et organiser les exercices d'évacuation
Un équipement n'a de valeur que si les salariés savent l'utiliser. La formation du personnel est une obligation légale, trop souvent négligée par les dirigeants.
L'article R4227-39 du Code du travail impose des essais et exercices d'évacuation au moins tous les six mois. Au cours de ces exercices, les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d'alarme, à localiser les issues et les moyens de premier secours, et à exécuter les manœuvres d'évacuation. La date de chaque exercice et les observations qu'il suscite doivent être consignées dans le registre de sécurité, tenu à la disposition de l'inspection du travail. En complément, l'INRS recommande de former les salariés à la manipulation des extincteurs selon une périodicité adaptée aux risques, généralement de six mois à trois ans. Cette obligation s'applique à toutes les entreprises, sans condition de taille. Le texte de référence est consultable sur Légifrance.
Le cycle de formation et d'exercice sur une année
Manipulation d'extincteur et consignes d'évacuation pour les nouveaux salariés dès l'embauche.
Déclenchement de l'alarme, évacuation vers le point de rassemblement, chronométrage.
Analyse des points de blocage, mise à jour du registre de sécurité.
Second exercice de l'année, idéalement avec un scénario différent.
Piqûre de rappel sur les gestes et les classes de feu selon les risques.
Nos sessions de formation incendie en entreprise préparent vos équipes à ces obligations, avec bac à feu écologique et attestation individuelle pour votre registre.
Que contient le registre de sécurité et quand vérifier les extincteurs ?
Le registre de sécurité est la mémoire écrite de votre conformité. C'est le premier document qu'un inspecteur ou une commission de sécurité demande à consulter.
Ce document centralise l'ensemble des preuves de conformité : rapports de vérification annuelle des extincteurs (norme NF S61-919, étiquette datée et signée par le technicien), attestations de contrôle de l'alarme et des BAES, dates des exercices d'évacuation, attestations de formation du personnel et rapports de vérification des installations électriques. La vérification des extincteurs suit un rythme précis : un contrôle complet par un technicien qualifié tous les douze mois, matérialisé par une étiquette datée. Un extincteur dont la dernière visite remonte à plus d'un an n'est plus réputé opérationnel. En cas de contrôle, un registre incomplet ou vide vaut présomption de non-conformité, même si les équipements sont physiquement présents. La tenue rigoureuse de ce registre transforme une obligation administrative en véritable outil de pilotage de la sécurité. Notre guide du registre de sécurité incendie détaille son contenu obligatoire, et notre article sur la commission de sécurité explique comment préparer un contrôle sereinement.
Registre de sécurité incendie, FJ FIRE
Vérifications d'extincteurs, essais d'alarme, exercices d'évacuation, formations : tout doit être consigné au même endroit. Notre registre format A4 pré-rempli est conforme à la réglementation ERP et au Code du travail. C'est le document que l'inspection du travail et la commission de sécurité demandent en premier. Disponible en boutique, avec l'accompagnement FJ FIRE pour sa tenue à jour.
Voir le registre de sécuritéQuelles sanctions en cas de non-conformité incendie en entreprise ?
La sécurité incendie n'est pas qu'une question de bonne pratique : c'est une obligation dont le manquement engage la responsabilité de l'employeur, sur les plans administratif, civil et pénal. Les conséquences se cumulent et peuvent aller bien au-delà d'une simple amende.
Concrètement, l'inspection du travail peut adresser une mise en demeure de se mettre en conformité, puis dresser un procès-verbal si le manquement persiste. Surtout, en cas d'incendie ayant causé des blessures, la responsabilité pénale du dirigeant peut être recherchée pour blessures ou homicide involontaires, et sa faute inexcusable retenue au titre de l'obligation de sécurité vis-à-vis des salariés. Enfin, l'assureur peut invoquer la non-conformité pour réduire ou refuser son indemnisation, ce qui explique pourquoi un incendie sur des locaux mal protégés se solde si souvent par une fermeture définitive. La conformité n'est donc pas un coût, mais une assurance de continuité pour l'entreprise.
Ce que change une mise en conformité incendie
- Extincteurs en nombre insuffisant ou périmés
- Aucun exercice d'évacuation depuis des années
- Registre de sécurité vide ou introuvable
- Responsabilité pénale du dirigeant exposée
- Risque de refus d'indemnisation par l'assureur
- Extincteurs dimensionnés et vérifiés chaque année
- Exercices d'évacuation semestriels consignés
- Registre de sécurité complet et à jour
- Obligations du Code du travail respectées
- Preuve de conformité opposable en cas de sinistre
Attention : la présence physique d'extincteurs ne suffit pas à prouver la conformité. En cas de sinistre, ce sont les preuves écrites (vérifications annuelles datées, exercices consignés, attestations de formation) qui établissent que l'employeur a rempli son obligation de sécurité. Sans registre à jour, la démonstration devient très difficile.
Par où commencer : votre feuille de route conformité
Face à cette liste d'obligations, la meilleure approche reste l'audit de conformité. Il permet d'établir un état des lieux précis et de prioriser les actions.
Testez votre conformité incendie en entreprise
Combien d'extincteurs à eau au minimum pour un plateau de bureaux de 400 m² sur un seul niveau ?
En résumé, une mise en conformité efficace suit toujours le même ordre : d'abord l'audit (dimensionnement des extincteurs, état de l'alarme et des BAES, examen du registre), ensuite l'installation ou la remise à niveau des équipements manquants, puis la formation du personnel et enfin la mise en place d'un contrat de maintenance annuelle pour rester conforme dans la durée. FJ FIRE accompagne les entreprises de Bordeaux, de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine sur l'ensemble de ce parcours, de l'audit gratuit au suivi annuel.
Conclusion
La sécurité incendie en entreprise ne se réduit jamais à un équipement isolé. Extincteurs correctement dimensionnés, alarme et BAES fonctionnels, personnel formé, exercices d'évacuation semestriels et registre à jour forment un tout indissociable, imposé par le Code du travail et vérifié en cas de contrôle comme de sinistre.
Ne laissez pas une non-conformité mettre en péril vos salariés et la pérennité de votre activité. Un audit permet de savoir précisément où vous en êtes, sans jargon et sans mauvaise surprise.
📞 06 20 55 94 26 | ✉️ [email protected]
À lire aussi
Contexte : PME de logistique (18 salariés)
Observation : Lors d'un audit dans un entrepôt de 900 m², j'ai trouvé 2 extincteurs pour toute la surface, dont un vérifié pour la dernière fois en 2022. Le dirigeant pensait être en règle parce qu'il avait « des extincteurs ». Personne dans l'équipe n'avait fait d'exercice d'évacuation depuis l'embauche, et le registre de sécurité était un classeur vide acheté mais jamais rempli.
Ce qu'il faut retenir : Avoir des extincteurs ne suffit pas : la loi impose un nombre minimal (1 pour 200 m² et 1 par niveau), une vérification annuelle datée et signée, un exercice d'évacuation tous les 6 mois et un registre tenu à jour. Un seul de ces maillons manquant, et la conformité s'effondre en cas de contrôle ou de sinistre.
Besoin d'un devis pour votre sécurité incendie ?
Installation, maintenance, vérification, intervention rapide à Bordeaux et en Gironde.
Questions fréquentes
Toute entreprise doit équiper ses locaux d'extincteurs (au moins 1 extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² et 1 par niveau), d'un système d'alarme, d'un éclairage de sécurité (BAES) et d'une signalétique d'évacuation. L'employeur doit aussi former son personnel, organiser des exercices d'évacuation tous les 6 mois et tenir un registre de sécurité à jour.
L'article R4227-29 du Code du travail impose au minimum un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² de plancher, avec au moins un appareil par niveau. Dans les locaux à risque particulier (électrique, produits inflammables), le nombre et le type d'extincteurs doivent être adaptés au risque, par exemple un extincteur CO2 près des tableaux électriques.
Oui. L'article R4227-39 du Code du travail impose des essais et exercices d'évacuation au moins tous les six mois. Les salariés doivent apprendre à reconnaître le signal d'alarme, à utiliser les moyens de premier secours et à évacuer. La date de chaque exercice et les observations doivent être consignées dans le registre de sécurité, tenu à disposition de l'inspection du travail.
La vérification annuelle des extincteurs est la règle en France, réalisée par un technicien qualifié selon la norme NF S61-919. Chaque appareil reçoit une étiquette datée et signée. Un extincteur non vérifié depuis plus d'un an n'est pas considéré comme opérationnel et constitue une non-conformité en cas de contrôle ou de sinistre.
L'inspection du travail peut adresser une mise en demeure, puis dresser un procès-verbal en cas de manquement persistant. En cas d'accident lié à un défaut de sécurité incendie, l'employeur engage sa responsabilité pénale (faute inexcusable, blessures ou homicide involontaires). L'assureur peut également refuser d'indemniser un sinistre survenu dans des locaux non conformes.


